Wyoming et Montana : de parc en parc !

Quand on a préparé ce voyage (si, si on avait bossé le circuit en amont, même si, quand on regarde le trajet sur la carte jusqu’ici, on cherche quelque peu la logique), cette partie des Etats-Unis était une étape importante : Grand Teton, Yellowstone, le parc des Glaciers, des lieux qui nous faisaient rêver ! Eh ben, après coup, on peut vous dire qu’on n’a pas été déçus !

En arrivant au parc national de Grand Téton, on a bien compris que question météo, on avait changé d’ambiance. Les sommets sont encore bien enneigés et certaines routes du parc toujours fermées. D’un autre côté, vu la météo en  France, on aurait du mal à se plaindre 🙂 .

Le parc de Grand Téton, c’est une chaîne de montagnes avec à ses pieds, une immense plaine. On se retrouve donc à enchaîner des panoramas magnifiques associants lacs et massif enneigés. Superbe!

En revanche, niveau randonnée, on s’est un peu limité à des parcours très courus et pas trop longs : les ours sont réellement présents et on avoue qu’ils restent bien dans nos têtes pendant les randos. Nous voilà donc sur les sentiers avec notre Bear Spray (en gros, c’est une super bombe anti-agression en format XXL)  à chanter et taper des mains (oui, c’est la méthode préconisée par les Rangers !) Cependant, nous ne verrons pas d’ours dans Grand Teton.

Il n’y a pas vraiment de séparation entre les parcs de Grand Teton et Yellowstone, ce qui n’a pas facilité notre recherche de bivouac en arrivant dans le second qui est immense (le camping sauvage étant interdit à l’intérieur). On a finalement choisi de faire deux nuits en camping dans le parc pour pouvoir rayonner plus facilement. Le parc de Yellowstone est exceptionnel : des paysages grandioses, des phénomènes géologiques impressionnants et une faune très riche, tout y est !

Nous avons donc pu admirer des cascades colossales, encaissées au fond d’un immense canyon dans le secteur de Canyon Village ; le geyser le plus célèbre du monde, le Old Faithfull ; des fumerolles magnifiques comme celles de Grand Prismatic Spring. Ces dernières étaient d’autant plus impressionnantes que le temps était particulièrement changeant, nous avons donc eu la chance de voir le coucher de soleil à travers les brumes, magique !

Dernier élément à ajouter au tableau, la vie sauvage. Autant le dire tout de suite, elle est omniprésente. Durant nos 4 jours dans le parc, ça a été un festival de Wapitis et de bisons. Nous avons eu la chance de croiser deux ours noirs et deux coyotes. C’est assez étrange, c’est un peu comme un zoo inversé : la nature est libre, et les humains sont finalement cantonnés assez clairement sur les routes et les sentiers. Ca permet de bien ressentir les conséquences d’un habitat préservé : la vie sauvage est partout, et n’a finalement pas de méfiance vis à vis de l’homme.

En continuant notre route, nous sommes allés à Cody, qui se revendique comme la capitale mondiale du rodéo. En bons touristes, nous avons assisté au spectacle quotidien proposé par le Cody Nite Rodeo.

Celui-ci commence par une cérémonie qui symbolise bien le patriotisme américain : défilé avec le drapeau, hymne national avec la main sur le coeur et quantité de références religieuses. Si je comprends tout à fait l’utilité pour les cowboys de savoir manier le lasso afin de rassembler le bétail, j’ai eu un peu plus de mal à apprécier le côté sportif et spectaculaire associé à cet événement. Les chevaux et les bovins semblent hyper stressés et l’on a carrément l’impression d’être au cirque en voyant le bétail répéter inlassablement ce que l’on attend de lui : traverser l’arène d’un bout à l’autre en essayant d’échapper au lasso.

Cela dit, force est de reconnaître que les cowboys sont des cavaliers émérites qui savent parfaitement manier leur monture dans l’épreuve de « barrel racing » au cours de laquelle il faut faire le tour de 3 barils le plus vite possible.

 

Bon, on aura tout de même fait l’expérience d’une part indéniable de la culture américaine, c’est déjà ca.

Ensuite, nous sommes passés par la ville fantôme de Garnet, nichée au coeur de la forêt et très bien conservée : une petite heure de piste et nous voilà dans une authentique ville minière du début du 20ème siècle.

Enfin, nous avons rejoint le parc national des glaciers : là encore nous avons eu droit à de magnifiques panoramas entre lacs, montagnes et forêts. Petite subtilité, il n’y a quasiment plus de glaciers dans le parc, le réchauffement climatique est passé par là. D’après les estimations, ils auront totalement disparu en 2020… Il n’en demeure pas moins que ces vallées glaciaires sont impressionnantes, une vraie carte postale de paysages nordiques. Nous avons d’ailleurs croisé sur la route un des symboles de ces pays du nord : un orignal, très impressionnant comme bête!

Notre itinéraire se poursuit maintenant au Canada où nous passerons quelques semaines avant de revenir aux Etats-Unis par la côte ouest.

 

2 réponses sur “Wyoming et Montana : de parc en parc !”

  1. Des photos à couper le souffle et surtout qui donne envie d’aller découvrir cet immense continent. Rv au prochain récit.

  2. Très belle écriture avec des photos magnifiques. J’espère que les paysage ne vous laissent pas sans voix, sinon attention aux ours.
    @+

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