Une autre facette de l’Amérique du Sud, bienvenue au Chili !

Après un passage de frontière en bonne et due forme, nous sommes entrés au Chili à une quarantaine de kilomètres de San Pedro de Atacama, en passant devant le majestueux volcan Licancabur, qui culmine à 5916 mètres.

Dès nos premières minutes au Chili, nous avons été frappés par la différence de niveau de vie avec la Bolivie et le Pérou. Le pays dispose de vraies infrastructures routières, les gens sont beaucoup plus véhiculés (terminés les centaines, que dis-je les milliers de collectivos) et côte conduite, on a presque eu l’impression de revenir en France ! Le pays est bien plus propre, les habitations plus élaborées et on retrouve de tout dans les supermarchés ! Le grand écart !

A première vue, la petite ville de San Pedro de Atacama n’a rien de grandiose à offrir si ce n’est une multitude d’agences proposant des tours en 4×4 et des petites boutiques de souvenirs hors de prix, mais nous avons tout de même décidé d’explorer un peu les alentours. Et nous avons bien fait !

Nous avons d’abord longé le Salar d’Atacama en passant par le tropique du Capricorne.

La route, magnifique, nous a menés jusqu’aux lagunes de Miscanti et de Meniques. De là haut, à près de 4700 mètres d’altitude, la vue sur le Salar et le désert d’Atacama est incroyable.

Nous sommes aussi passés par la Quebrada de Jebre, une petite oasis dans le désert d’Atacama, nichée au fond d’un petit canyon. Ce petit ilôt de verdure au milieu du désert est un vrai ravissement, quel plaisir de flâner au frais près du ruisseau!

Nous sommes ensuite passés par la Vallée de la Lune, située juste après la ville de San Pedro de Atacama. On n’est pas certains que cela ressemble à ça de rouler sur la lune mais les paysages étaient très jolis et nous avons même emprunté un joli slot canyon pour traverser la cathédrale de sel.

Étape suivante dans la Valle del Arcoiris, la vallée de l’arc-en-ciel et ses montagnes colorées. La bonne piste qui y mène est un cul de sac, autant dire que nous y avons dormi tranquilles !

Nous voulions ensuite rejoindre la côte pacifique du Chili et c’est un peu par hasard (et aussi pour se ravitailler) que nous nous sommes arrêtés à Calama. Bien nous en a pris puisque nous avons pu visiter Chuquicamata, une ville désormais fantôme et la mine de cuivre à ciel ouvert la plus grande du monde située juste à côté. A l’origine, l’ensemble des mineurs et leurs familles vivaient à Chuquicamata, mais des risques sanitaires ont poussé les autorités à déménager tout ce petit monde à Calama, une trentaine de kilomètres plus loin. La ville est donc désormais vide de tout habitant, elle a même été recouvert à près de 40% des résidus d’extraction de la mine.

La mine qui a été creusée à ciel ouvert est très impressionnante : 4,3 km de long, 2,3 km de large et 1 km de profondeur ! Les engins qui y descendent pour extraire le cuivre sont démesurés, rien que leurs roues mesurent quatre mètres de haut !

Les jours suivants, nous avons longé la côte chilienne et surtout traversé une partie de l’immense désert d’Atacama, qui s’étend sur près de 105 000 kilomètres carrés. Nous sommes d’ailleurs passés par la célèbre « Main du désert »,située au sud d’Antofagasta et qui mesure 11 mètres de haut.

Nous avons retrouvé un peu de verdure en entrant dans la vallée de l’Elqui jusqu’à la ville de Vicuna, qui nous a un peu rappelé les paysages de la Provence française. Pas vraiment dépaysante donc mais très jolie.

Nous avons ensuite pris une magnifique piste pour rejoindre à nouveau la côte chilienne en direction de la Serena.

Nous avons terminé notre périple chilien en traversant le pays d’ouest en est pour basculer en Argentine. Nous avions d’abord pensé emprunter la Carretera Austral pour descendre en Patagonie mais la piste étant a priori en mauvais état à cause des pluies du moment, nous avons finalement décidé de descendre côté argentin.

Bien plus au sud, nous sommes quand même repassés par le Chili pour nous rendre au célèbre parc de Torres del Paine, que Philippe avait déjà arpenté en rando il y a trois ans.

Le parc est en permanence balayé par le vent et quelques averses mais ça valait le coup de patienter un peu pour faire la rando qui mène aux trois Torres.

Enfin, juste avant d’entrer en Terre de Feu argentine, nous sommes allés au parc Pinguino Rey qui abrite une bonne centaine de pingouins royaux.

Prochaine étape, l’Argentine !

4 réponses sur “Une autre facette de l’Amérique du Sud, bienvenue au Chili !”

  1. Muchas gracias para sus fotografias y los textos.Que de beaux souvenirs à raconter l’année prochaine.
    Hasta luego

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