Pérou : côte pacifique et Cordillera Blanca

Nous avions hâte d’arriver au Pérou, d’une part parce que cela signifiait ralentir le rythme après la Colombie et l’Equateur et d’autre part parce que nous en avions entendu beaucoup de bien en discutant autour de nous.

Nous avons commencé par longer la côte pacifique, en s’arrêtant à Lobitos puis à Puerto Malabrigo, deux spots reconnus par la communauté des surfers. C’est vrai que les plages sont belles, même si on ne surfe pas, on peut toujours admirer les plus courageux (l’eau commence à être vraiment froide par ici).

C’est ici que nous avons laissé Willian et Manny, qui devaient rentrer au Brésil en quelques semaines.

Côté conduite, nous avons été agréablement surpris par l’état de la route 1 qui longe la côte. Bon, il faut éviter les tuk-tuk qui déboîtent n’importe quand sans mettre leur clignotant, les camions de cannes à sucre qui perdent la moitié de leur chargement en cours de route et ceux qui ne semblent pas vouloir rouler uniquement sur leur voie, mais en dehors des villes (où la course à celui qui fait le plus d’infractions en le moins de temps possible est presque une religion), ça se passe plutôt bien.

 

 

 

 

Par contre, ce qui nous a marqué, même si l’on avait été prévenus, c’est la quantité de déchets qui jonchent les rues, les routes, le désert. Certaines villes comme Chiclayo tentent de se donner bonne conscience et prônent une ville plus propre mais en fait, les camions poubelles sortent juste de la ville et vident leurs bennes remplies de déchets au milieu de la nature à quelques kilomètres de là. Ca déprime un peu de voir ces paysages ravagés par les détritus, mais en même temps, de ce que l’on voit du niveau de vie des Péruviens, dans cette région tout au moins, on se dit que le traitement des déchets ça ne peut pas vraiment être une priorité.

 

 

 

 

Nous sommes ensuite allés visiter le site précolombien de Chan Chan, près de Trujillo, où vivaient des milliers de personnes de la civilisation Chimù (peuple de la lune) à son apogée au 15ème siècle. L’ensemble du site a été construit en adobe (alliage d’argile, d’eau et de paille) et est remarquablement bien conservé. Soumis à un fort risque d’érosion, le site est bien protégé et entretenu en permanence. La partie du site qui se visite est un vrai labyrinthe. Sur certains murs, les Chimù ont gravé des formes géométriques et des représentations de pélicans et de poissons plus ou moins stylisées.

Après ces quelques jours sur la côte, nous sommes partis vers l’est, en direction de la Cordillera Blanca, un magnifique massif des Andes Péruviennes, dont le sommet le plus élevé, le Huascaran culmine à 6768 mètres.

Depuis le sud de Chao, nous avons emprunté une piste caillouteuse (route 123), qui traverse la réserve nationale de Calipuy sur une cinquantaine de kilomètres. Pas de dénivelé mais quelques gros cailloux en bord de piste qui nous indiquent que les éboulements sont fréquents. Nous avons longé le Rio Santa, au bord duquel il y a de nombreuses cultures, notamment des rizières. Les paysages étaient déjà magnifiques et auguraient de belles choses pour la suite.

Nous avons entamé notre ascension par l’étroit Canon del Pato, creusé par le Rio Santa et profond de 1000 mètres. Celui-ci sépare la Cordillera Blanca et la Cordillera Negra. La route qui le longe fait 25 kilomètres durant lesquels il faut traverser 39 tunnels creusés dans la montagne. La vue est par endroit très impressionnante et nous avons fait très peu d’arrêts sur cette route vertigineuse. Philippe a du jouer du klaxon une bonne partie de la route pour prévenir de notre arrivée dans les tunnels.

 

Nous sommes arrivés dans la ville de Caraz, qui n’a pas un intérêt majeur si ce n’est sa proximité avec les lagunes environnantes. Nous sommes allés à la Laguna Paron, située à 4200 mètres d’altitude. C’est la première fois que nous montions à cette altitude, ça s’est plutôt bien passé pour moi, Philippe était un peu plus vaseux 😁. Un petit sentier mène jusqu’à un mirador d’où l’on peut admirer le bleu incroyable de la lagune.

Au camping de Caraz, nous avons rencontré une famille lyonnaise, Chrystelle, Robbie, Sasha et Éden (Birds in paradise) partie en voyage pour 8 mois, à bord de leur Château, un camping-car américain. L’espace habitable est immense, ce qui est fort pratique pour partager les apéros !

Nous avons continué de longer la cordillère des Andes pour rejoindre à nouveau la côte péruvienne au niveau de Lima. Les paysages étaient là encore époustouflants.

Nous avons préféré éviter Lima qui est paraît il, un vrai cauchemar en véhicule : traverser la ville via le périphérique un jour férié nous a semblé suffisant comme expérience !

Le long de la côte, nous nous sommes arrêtés à Paracas et nous avons pris un petit bateau pour observer la faune vivant sur Islas Ballestas : des milliers de cormorans, des fous du Pérou, des pélicans, des pingouins, des otaries et des araignées de mer !

Ensuite, direction Huacachina, une véritable oasis dans le désert ! Au programme, buggy (je pense que j’ai fermé les yeux un tiers du temps) et sandboard (seulement pour Philippe, moi je n’ai pas osé !).

Après quelques jours sur la côte péruvienne, nous avons repris la route jusqu’à Papla et Nazca, pour observer depuis les miradors, les géoglyphes incas.

Jusqu’ici le Pérou a tenu ses promesses, nous avons été véritablement impressionnés par la Cordillera Blanca et nous avions hâte de découvrir Cuzco et la Vallée Sacrée.

2 réponses sur “Pérou : côte pacifique et Cordillera Blanca”

  1. Bonjour cousins.Impressionnant le canyon!toujours de belles photos et les textes bien écrits.Continuez comme ça.Vous n’avez pas fini de nous étonner.Bises

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