Nevada et Californie, entre décadence et calme plat

Après Zion et ses milliers de visiteurs, nous aspirions à un peu de solitude. Le lac Mead a complètement répondu à nos attentes. Nos premiers voisins étant à plusieurs centaines de mètres, nous avons eu tout le loisir de rester un peu dans notre bulle. Nous avons donc passé quelques jours au bord du lac, à lire, à se dorer la pilule et à observer les américains faire joujou avec leurs quads sur les pistes environnantes, le tout dans un décor magnifique.

Nous avons quand même visité le parc de Valley of Fire et fait quelques jolies randos sous un soleil de plomb 😁.

Rien de tel pour nous préparer à découvrir Las Vegas. On se doutait que la ville serait unique en son genre, mais pas à ce point là ! On a commencé par s’offrir le grand luxe : un hôtel ! Le ton était donné : la superficie de la chambre (plus de 30 m², soit 6 fois plus grande que la cellule 😁) et de la salle de bain (on avait même une baignoire !), la piscine de l’hôtel et ses 6 maîtres nageurs pour un bassin de 6mx4m dans lequel tout le monde a pied), les toboggans aquatiques, le casino de l’hôtel et ses quelques centaines de machines à sous, le parc d’attraction dans l’hôtel et les 3773 autres chambres du complexe.

Nous sommes finalement restés 3 jours à Vegas, c’est le temps qu’il nous a fallu pour arpenter le strip en long et en large (le cœur de Vegas s’étend sur un peu plus de six kilomètres mais on en a fait six fois plus pour admirer les décors des casinos et essayer d’en trouver la sortie). Il faut bien avouer que chaque propriétaire se donne du mal pour détrôner tous les autres au jeu de la surenchère et que le résultat est souvent bluffant.

Pour le symbole, on a bien évidemment joué à Vegas, 25 dollars (judicieusement) placés dans des machines à sous qu’on a perdus en quelques minutes. Bon heureusement, on n’y avait pas mis trop d’espoir et on sait bien que les milliards de dollars investis dans les casinos du strip pour être le plus tape-à-l’œil viennent bien de quelque part 😁.

A l’intérieur des casinos comme dans la rue, Las Vegas est la ville où s’expriment tous les vices que l’Amérique puritaine abhorre dans le reste du pays : il est possible de boire, de fumer et de se promener à moitié habillé à peu près partout.

L’envers du décor : dans un lieu où l’argent coule à flot et où l’énergie est consommée à outrance pour le plaisir des yeux, il y a aussi de nombreux sans-abris et des gens dont on ne sait pas à quoi ils carburent mais qui ne sont visiblement pas dans leur état normal. Voir les extrêmes se côtoyer ainsi, ça fait toujours un peu bizarre..

Sans dire que nous avons adoré Las Vegas, force est de reconnaître que c’est un lieu sans commune mesure et que ça valait vraiment le coup de venir.

En plus nous avons revu, avec comme à chaque fois un immense plaisir, la famille de Birdy le temps d’une soirée sur le strip, à assister au spectacle des jets d’eau du Bellagio. Magique !

Après l’agitation de Las Vegas, rien de tel que la Death Valley pour se retrouver dans une ambiance toute autre : 40 degrés a l’ombre, pas un brin d’air, le silence du désert et presque personne sur les routes qui traversent le parc.

Plein de courage on s’est même levés tôt (pour une fois) pour admirer le lever de soleil à Zabriskie Point et se rendre à Bad Water, le point le plus bas des États Unis (85,5 mètres sous le niveau de la mer).

On a bien tenté une rando mais à 9h du matin il faisait déjà une chaleur intenable, alors on a fait ce que toute personne censée ferait : on a pris le pick-up pour faire le Titus Canyon avec la clim 😁. Et c’était bien joli ! Une première partie à grimper et redescendre un col sur une piste rocailleuse et une deuxième partie dans le canyon en lui-même.

On a même poussé jusqu’au cratère d’Ubehebe mais l’orage approchant, nous ne nous sommes pas éternisés.

Death Valley était notre seule étape en Californie pour cette fois-ci mais nous y reviendrons dans quelques semaines pour une visite bien plus approfondie.

Il est maintenant temps de nous engager vers le grand nord avec Salt Lake City dans notre ligne de mire. Précisons que pour y aller, nous avons traversé une partie du Nevada dans laquelle le terme des « grands espaces américains » prend tout son sens. Il y a parfois plusieurs centaines de kilomètres entre deux stations essence ! Le grand écart avec Vegas, encore une fois !

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