México en sac à dos !

Après avoir laissé Hordago au port de Veracruz avec un petit pincement au cœur (c’est qu’on y est attachés à notre « casa rodante »), nous avons poursuivi notre découverte du Mexique en mode backpacker.

Départ donc de Veracruz pour Campeche, via un bus de nuit très confort (si si c’est possible)! Au delà du fait que la ville est plutôt jolie et, comme toujours au Mexique, très vivante, nous avons commencé à mieux comprendre la civilisation maya et la conquête de leurs terres par les hispaniques au 16ème siècle. La situation géographique de la ville, propice aux échanges commerciaux dans le Golfe du Mexique lui a permis de se développer et de devenir un port majeur de la péninsule du Yucatan. Cependant, les richesses en transit à Campeche attiraient la convoitise. Ainsi la ville, victime de contrebande et de pillages au 17ème siècle, fut fortifiée début 18ème. Aujourd’hui il ne reste qu’une petite partie des fortifications dont les deux portes d’entrée dans la ville.

Nous sommes ensuite partis pour Valladolid, construite sur l’ancienne cité maya Zaci. La ville arbore, comme beaucoup d’autres au Mexique, des ruelles pavées aux maisons colorées.

Une fois n’est pas coutume, nous avons fait une visite guidée de la ville (en espagnol : j’ai beau essayer de m’y mettre pour les banalités de la vie quotidienne, là le niveau était beaucoup trop élevé pour moi. Philippe a essayé de me traduire, tant bien que mal 😁). Ce qu’on en a retenu, c’est que la phase de colonisation hispanique est encore bien présente dans les esprits : plusieurs tableaux de l’hôtel de ville illustrent la prise de pouvoir violente des espagnols et leur tentative de réduire à néant la culture maya, en détruisant son architecture et en tentant de convertir ses membres à la religion catholique.

A une quarantaine de kilomètres se trouve la cité maya de Chichen Itza. Les ruines sont plutôt bien conservées, il n’est d’ailleurs plus possible de grimper sur les pyramides.

Nous avons ensuite repris le bus pour nous rendre à Bacalar, lagune qui donne sur la mer des Caraïbes et qui nous avait tant été vantée par des voyageurs amoureux du Mexique. Effectivement, le côté plage paradisiaque est plutôt incroyable. Dommage que nous n’ayons pas pu admirer les beaux reflets qu’un beau soleil doit offrir : le temps était vraiment gris et la pluie bien souvent de la partie.

Côté village, encore et toujours très animé en journée comme en soirée, nous avons croisé à Bacalar autant d’européens que depuis le début de notre voyage ou presque 😁. On savait le Yucatan très prisé en termes de tourisme, cela s’est confirmé jour après jour.

Nous avons entamé notre remontée vers Cancún en faisant étape dans le coin de Tulum.

A une vingtaine de kilomètres au nord, se trouve Akumal, une baie célèbre pour ses eaux cristallines et ses fonds marins qui accueillent des milliers de tortues entre mai et septembre. Nous avons donc loué gilet de sauvetage (soit disant obligatoire), masque et tuba et avons bravé les éléments (la pluie et le vent) pour aller à la rencontre des tortues. Y en avait-il ou n’y en avait-il pas, nous ne le saurons jamais : les conditions météos rendaient l’eau complètement trouble à tel point que nous avions même du mal à distinguer les algues juste en dessous de nous. En bref, un échec cuisant ! Bon on a au moins profité des 28 degrés de l’eau, ce n’est pas si mal..

Nous avons également visité les ruines mayas de Tulum, qui ont la particularité d’être situées en bord de mer.

Nous sommes aussi allés nous baigner à la Gran Cenote, tout près de Tulum. C’est probablement la plus chère et la plus touristique du Mexique mais on ne pouvait pas repartir sans en avoir fait une ! C’était rafraîchissant, l’eau était transparente et on a vu plein de petites tortues (a défaut d’avoir vu les grandes d’Akumal 😂).

On a voulu faire un tour à la plage de Tulum, ce fut le 2ème échec de la semaine : le rivage était littéralement recouvert d’algues à l’odeur nauséabonde.

Nous avons quitté le Mexique le 15 septembre, veille de fête nationale pour l’indépendance du pays. Le 15 septembre 1810, Miguel Hidalgo, un prêtre de l’état de Guanajuato aurait appelé le peuple à se soulever contre le gouvernement espagnol. Il est depuis considéré comme l’un des initiateurs de la révolution mexicaine pour son indépendance. Chaque année, le 15 septembre au soir, le président mexicain proclame « El grito » en référence à l’appel de 1810 et la fête s’empare de chaque zocalo. Dès le 1er du mois, la tradition veut que les mexicains affichent leur attachement à leur pays en accrochant drapeaux, guirlandes et tout autre objet aux couleurs du pays.

Pour faire un bilan de cette dizaine de jours en sac à dos, il nous faut bien avouer que cela a rendu le voyage très différent.

Nous sommes contents de l’avoir fait parce que ça permet de varier les plaisirs sur une année, mais au final, ça nous a définitivement convaincus que nous préférons voyager avec notre propre véhicule. Voyager en sac à dos nous a semblé beaucoup plus contraignant qu’avec Hordago pour plusieurs raisons :

  • La dépendance aux moyens de transports publics : il est plutôt facile de se déplacer en bus au Mexique, en tout cas dans la partie que nous avons parcourue. Il y a des lignes entre les principales villes, en général plusieurs fois par jour et les bus sont souvent très confortables. Malgré tout, cela signifie de s’astreindre aux horaires de bus et à la localisation du terminal, pas toujours en plein centre ville.
  • Le fait de toujours manger au resto : comme ça sur le papier cela semble bien de ne pas avoir à cuisiner, d’autant qu’il est possible de manger pour pas trop cher. Pour autant, cela revient plus cher que de se faire à manger et il faut chercher un resto au moins deux fois par jour (petit dej et repas en fin de journée). Pas le plus compliqué me direz-vous sauf que l’idée est de trouver un truc suffisamment clean pour ne pas être malade (notre instinct ne nous a pas réussi 100% des fois 😁).
  • Quand il pleut (c’est-à-dire une fois par jour en moyenne), on est coincés dans une chambre d’hôtel, un resto ou sous des arcades en ville. A choisir, on préfèrerait être enfermés dans la cellule, chez nous quoi !
  • Trouver un hôtel correct chaque soir ou presque : là encore, on pourrait penser que dormir dans un grand lit bien confortable et profiter d’une douche tous les jours dans un espace qui fait au moins 3 à 4 fois la cellule serait le vrai bonheur au bout de quelques mois. Pourtant, l’offre hôteliere au Mexique est vraiment en dent de scie et on ne sait jamais trop à quoi s’attendre. Bon, je reconnais que mon grand amour pour les insectes a compliqué un peu les choses dans un pays tropical. Non vraiment, notre « casa rodante » est indétronable en tout point !

On est d’ailleurs partis en Colombie pour récupérer Hordago !

2 réponses sur “México en sac à dos !”

  1. Très jolies les maisons colorées ! Vous avez l’air particulièrement détendus et joyeux sur les photos, ça fait plaisir 😊

    C’est cool de pouvoir expérimenter différents modes de voyage rapidement pour pouvoir comparer, au moins vous savez ce qui vous plaît.

    Continuez comme ça, on vous suit et on a hâte de revoir l’engin. Bisous

  2. Génial de nous faire partager ces moments, vos photos sont toujours superbes! Vous m’avez donné envie d’aller découvrir le Mexique et sa civilisation Maya. Bises bonne continuation

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