Le jour où l’on a su que le vendredi 13 porte chance

Vu l’enjeu de l’obtention du visa pour les Etats-Unis, le moins que l’on puisse dire c’est qu’en termes de délai, nous avions prévu large. Nous sommes donc partis le jeudi en début d’après-midi en train, de Valence TGV à Marne-la-Vallée Chessy (Si si, c’est important de le noter parce nous avons finalement mis autant de temps pour traverser un bon bout de la France que pour traverser Paris…).

On voulait vraiment dormir sur Paris pour ne pas faire les frais d’un retard (inopiné ?) de la SNCF de bon matin. Nous avons donc été accueillis par Allan et Karima, des amis parisiens, qu’on remercie vraiment pour le gîte, le couvert (excellent) et les discussions de voyage jusque tard dans la soirée.

Le lendemain matin, escorté par Allan, nous nous sommes rendus dans un hôtel tout près de l’Ambassade pour laisser nos bagages moyennant 5 euros : il y a tellement d’objets interdits à l’entrée de l’Ambassade de USA que nous avons préféré tout laisser et n’emmener avec nous que nos passeports et notre fameux « dossier papier ».

A 8h30 nous étions, un peu stressés et comme déjà une petite dizaine de personnes, devant l’Ambassade, sur le trottoir d’en face à attendre qu’un officier veuille bien appeler les personnes convoquées à 8h45.

A ce moment-là seulement nous avons eu le droit de traverser la rue pour rejoindre le poste de garde. Lors de cette première étape, on nous a demandé si nous avions un ordinateur portable (il aurait alors fallu le déposer en consigne jusqu’à la sortie) et un téléphone (qu’il faut éteindre avant la 3ème sommation de l’agent qui n’hésitera pas, dans le cas contraire, à vous faire retraverser la rue… définitivement). Nous avons présenté nos passeports à deux agents qui pour le coup étaient plutôt sympas et détendus, puis nous sommes passés au détecteur de métaux. Ensuite, entrée dans la première enceinte de l’Ambassade où nous avons enlevé nos ceintures, portefeuilles, vestes… comme lors d’un passage de portique à l’aéroport.

L’étape suivante se passe en deux temps :

  • Un contrôle des papiers (passeports et DS-160) par un agent qui prend également nos empreintes
  • Un entretien en anglais (merci Philippe !) avec un second agent sur les raisons pour lesquelles nous souhaitons entrer aux Etats-Unis. La réponse de Philippe a dû être convainquante puisque l’agent ne nous a rien demandé de plus. Il a pianoté quelques secondes sur son ordinateur et nous a dit : « You should receive your visas next week. Enjoy your trip ! »

Moins d’une heure après notre entrée dans l’Ambassade, nous nous retrouvions à nouveau sur le trottoir d’en face, avec le sourire aux lèvres cette fois ! Pour fêter ça, nous sommes allés prendre un café et un cappuccino dans une petite rue parallèle, pour la modique somme de 11 euros. Merci, Paris !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *