La préparation du Ranger

Partir au bout du monde avec un véhicule, c’est bien joli, faut-il seulement que l’engin soit à la hauteur des attentes!  Et quelles attentes! Assurer de longues liaisons (comme celle qui nous attend pour traverser la France et rejoindre Anvers), cruiser tranquillement sur les petites routes du réseau secondaire américain (on se voit déjà en mode carte postale avec le Far West en fond), s’aventurer dans d’improbable pistes sur le Salar d’Uyuni, affronter le froid de l’Alaska ou les chaleurs du désert d’Atacama, découvrir l’Ardèche profonde pour passer une nuit au camping marcolais, le Gourjatoux  (ok, ça, c’est peut-être pas si dur :p )

Nous avons donc axé la préparation sur deux grands thèmes :

  • la fiabilisation
  • la capacité au TT

Sur le plan fiabilité, nous sommes restés pragmatiques, le focus principal a porté sur l’entretien : vidange des ponts avant et arrière, vidange de la boîte de vitesse et enfin du transfert (ces opérations sont plutôt simples, si ce n’est que lorsqu’il fait 0°C, il faut sacrément s’armer de patience pour pousser une huile qui se rapproche de la margarine en terme de consistance !). L’ensemble huile moteur/ filtre à air / filtre à carburant venant d’être faite par l’ancien proprio, notre première révision de base se fera au milieu des US.

La distribution a moins de 20000 km, elle n’a donc pas été faite non plus. Coté train roulant, nous avons démonté tout l’avant pour une vérification en bonne et due forme des rotules. A priori, tout est OK!

Le pari du moment est surtout sur l’embrayage, on a hésité, un peu, beaucoup, à la folie pour finalement prendre la décision de trimballer au bout du monde les pièces de secours… Question qui tue, quand va t’il nous lâcher? Les paris sont ouverts! (je sens bien une blague juste en début d’Amérique du Sud… La Colombie pour mécaniquer, c’est bien ou pas?)

Coté électrique, compte-tenu de l’appétit de notre batterie lithium cellule, nous avons installé un voltmètre dans l’habitacle pour surveiller l’état de santé de l’alternateur.

Enfin, pour éviter de remettre la cellule dans l’état dans lequel nous l’avons trouvée, une caméra de recul a été ajoutée.(C’est surtout Fanny qui est contente, elle n’aura plus à jouer les assistants manoeuvre sous la pluie comme nous l’avons si souvent fait en Islande)

La phase off road a été nettement plus conséquente. Au programme des festivités :

  • Changement des lames arrières par un kit Pedders heavy duty. Le but étant principalement de gérer la surcharge de la cellule (pas bien lourde mais pas non plus d’une légèreté optimale : 500kg). Nous arrivons au final avec la cellule à un petit +1/2 cm.
  • Montage de 4 amortisseurs Pedders Foam cells. C’est à peine excessif à mon sens, optimiser l’endurance n’était pas un requis absolu mais ça nous libérera l’esprit.

  • Modification de barre de torsion pour surélever la caisse (environ +3cm)
  • Greffe d’un snorkel. Là encore, on pourrait aisément s’en passer mais cela devrait limiter l’absorption de poussière ainsi que le stress de la saison des pluies… l’Amérique du Sud en période de pluie peut se transformer en un superbe réseau de routes-rivières paraît-il…
  • Montage de jantes en 16*7 avec un peu de déport. Pour l’instant, on démarre avec des pneus typés hiver pour le début du voyage. Dès qu’on approchera de l’Aérique du Sud, un basculement sera fait vers du typé All terrain.

La prépa a donc été légère. L’hypothèse de base étant de se dire que le ratio route / piste sera très largement en faveur de la route (un 80/20) et que le coût d’une préparation off road poussée n’est pas justifiée (d’autant que la prépa dégrade le comportement routier si elle devient importante : poids, hauteur…)

Philippe

 

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