D’Ushuaïa à Montevideo

Une fois repartis d’Ushuaïa, nous avons remis cap au nord et remonté la Terre de feu jusqu’au canal de Magellan. Sur la route, nous avons rencontré (et transporté!) Arnold, un cycliste hollandais en voyage depuis déjà un an et demi. Après la route de la soie et plusieurs mois en Asie, il est venu en Amérique du Sud et prévoit de remonter jusqu’aux États Unis d’ici octobre 2019, un beau programme ! Hasard du calendrier, nous avons fêté son anniversaire ensemble dans la cellule au bivouac, une jolie soirée!

Juste après le canal de Magellan, nous avons pris une piste éreintante, pleine de nids de poule et de tôle ondulée sur près de 140 kilomètres. Sur la fin, on s’est presque demandés pourquoi on s’était infligés ça… Et puis, en arrivant à destination à Cabo Virgenes, on s’est dit que ça valait vraiment le coup : autour de nous, des centaines de milliers de pingouins de Magellan ! Incroyable ! Nous avons pu les voir de très près, marcher au milieu d’eux (en les laissant passer bien sûr) et même apercevoir des nouveaux-nés, vieux d’à peine deux semaines selon le ranger.

A cet endroit, c’est aussi le début de la fameuse Ruta 40 qui traverse l’Argentine du nord au sud.

Nous avons repris la route 3 et roulé vers le nord. Dans ces moments-là, nous avons pleinement pris conscience de la taille du pays et du vide qu’il peut y avoir entre deux villes, parfois près de 400 kilomètres ! Nos seules distractions sur la route ont été les centaines de guanacos (qui aiment bien parfois traverser juste devant nos roues) et d’émeus avec leur petits (qui sont eux beaucoup plus farouches).

Étape suivante à Puerto San Julian où se trouve une réplique d’un des cinq bateaux de l’expédition menée par Magellan en 1519. Nous avons été surpris par la petite taille du navire, qui abritait pourtant au départ 50 personnes. A bord, une seule chambre fermée pour le commandant, l’équipage lui (composé en majeure partie de prisonniers à qui l’on avait accordé la liberté sous réserve de s’engager dans l’aventure), vivait aux quatre vents sur le pont du bateau.

Nous sommes ensuite allés au magnifique parc Bosque Petrificado près de Puerto Deseado.

Nous avons repris la route jusqu’à la péninsule de Valdes, bien connue pour sa faune marine incroyable. Nous avons eu la chance d’observer des lions de mer et des orques (pas longtemps, elles ne semblaient pas avoir très faim ce jour-là).

En dehors de cela et même si c’est déjà très bien, nous avons été quelques peu déçus par la péninsule parce qu’en dehors des quelques miradors aménagés ils est impossible de s’arrêter sur la côte juste pour profiter du paysage.

La péninsule de Valdes a été notre dernière véritable étape du voyage, le reste de la route pour remonter jusqu’à Montevideo était plutôt monotone.

Après une dernier bivouac au bord de l’océan atlantique, nous avons finalement rejoint Montevideo en Uruguay où nous avons déposé Hordago.

De notre côté nous avons pris le ferry du Buquebus, pour faire la liaison jusqu’à Buenos Aires avant de prendre un looong vol jusqu’à Lyon. Nous sommes arrivés en France le 22 décembre, juste à temps pour rejoindre une partie de la famille pour passer les fêtes de Noël.

Ca y est, notre roadtrip s’est achevé après quelques 11 mois sur la route. Nous sommes rentrés avec des images plein la tête, des envies de voyage encore plus présentes et le souvenir de cette immense liberté que le voyage nous a offert.

Une réponse sur “D’Ushuaïa à Montevideo”

  1. Que d’aventures pendant ces 11 mois… passés loin de ta vraie famille (MI) j’plaisante… bisous et bonne année

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