Cambodge : Jungle speed.. ou pas

Pour entamer cette année de voyage nous avons rejoint Camille et Christophe (https://justpickitup.wordpress.com/) en Asie pour presque 3 semaines. Nous sommes arrivés le 8 février 2018, 8 mois jour pour jour après leur départ.

Quel bonheur de se retrouver enfin ! Ils sont bien bronzés et en pleine forme (quoique un peu maigrichons). Leur expérience des derniers mois passés en Asie nous a été bien utile pour apprivoiser à notre tour le pays : comment traverser la rue (non ce n’est pas une blague), ce que l’on peut manger ou non sans risquer une intoxication, quels sont les vrais prix (3 à 4 fois moins cher que le prix annoncé au départ)..

Fraîchement arrivés à Phnom-Penh, nous avons visité l’ancienne prison S21 dans laquelle ont été enfermés et torturés des dizaines de milliers de cambodgiens soupçonnés d’opposition au régime des khmers rouges entre 1975 et 1979. Tout est resté quasiment en l’état. Les lieux sont incroyablement chargés d’émotions : on y ressent tellement la folie des Khmers rouges de Polpot. Le lieu est certes glaçant mais nous fait prendre tout de suite conscience de l’histoire récente de ce peuple. Les bâtiments de S21 sont une étape difficile mais presque nécessaire pour mieux comprendre ce pays.

(Nous avons choisi de prendre l’audio guide en français pour 6$ au lieu de 3$ pour une visite simple. Cela nous a semblé vraiment utile.)

Après quelques jours dans la capitale, nous avons loué des Honda 250 XR pour une quinzaine de jours ! Au programme : la chaîne des Cardamomes, Battambang, Siem Reap et les temples d’Angkor, la jungle, Kampot et Kep. Notre périple nous a donné un bon aperçu du Cambodge même si nous ne sommes pas allés dans le nord-est, réputé magnifique, faute de temps et de selle pas assez confortable pour moi 😁.

La conduite cambodgienne peut surprendre et au début on se demande comment il est possible qu’il n’y ait pas un accident à chaque coin de rue. Mais on se rend vite compte que les dizaines de deux roues se côtoient bien et forment presque un ballet harmonieux. La seule vraie difficulté réside dans la gestion des priorités : plus t’es gros, plus tu es prioritaire. Dans l’absolu, on pourrait comprendre. En revanche, l’ambiance se tend sévèrement quand cette règle s’applique aussi aux dépassements. Je m’explique : vous roulez (enfin survivez ) paisiblement quand soudain, sur votre voie, vous vous trouvez nez à nez avec un bus, roulant donc à contre sens. Là, deux options : soit le bus finit son dépassement et vous vous croisez in extremis, soit, si vous sentez que le bus ne pourra pas doubler avant de vous croiser, vous vous jetez sur le bas côté qui correspond à la bande d’arrêt d’urgence (c’est la voie pour les deux roues très lents). Le seul hic avec cette voie, c’est qu’elle peut tout à fait être en laterite avec une jolie marche de quelques centimètres!! En gros, les nationales khmers, c’est du sport!!!

Il faut dire aussi que personne ne roule très vite. En cause, des moteurs peu puissants et un état des routes aléatoire. On ne parle finalement pas tant de distance en kilomètres mais plutôt de temps de trajet. Et c’est encore plus vrai sur les pistes ! Chargés et en duos, nous avons parfois dû rouler au pas.

En bref, ces quelques semaines nous ont permis de :

  • Recevoir des centaines de sourires, de « hello » et « bye-bye » des locaux petits et grands
  • Boire des milkshakes de fruits frais et déguster de délicieux pancakes à la banane presque tous les jours
  • Apercevoir des chargements de véhicule toujours plus douteux
  • Assister à la triste déforestation du pays
  • Faire de la piste à moto, voire même de l’enduro (et ruiner nos fringues par la même occasion 😁)
  • Assister avec désolation à la prolifération des déchets aux abords des villes et dans certains villages
  • S’extasier devant des petits singes qui font la loi (ou presque) au temple Phnom Sampeau de Battambang
  • Se rendre compte que la mobylette fait ici office de monospace (3 à 5 personnes sur un véhicule en moyenne)
  • Faire des pointes à 80 km/h en moto lorsque le vent nous était favorable
  • Assister à l’envol de millions de chauves-souris à Battambang
  • Voir des vaches grandes comme des chevaux …. traverser soudainement sous nos roues
  • Avoir (presque) peur pour sa vie pendant un transfert en tuk-tuk à l’heure de pointe
  • Dormir dans un homestay improbable à Taq Sen après une journée de piste harassante
  • Goûter (pour certains) des insectes grillés
  • Battre, avec Camille, les garçons au Mus un bon nombre de fois

Au-delà du bonheur de retrouver Cam et Christo, ces trois semaines auront été un vrai dépaysement et l’occasion de découvrir une culture qui nous était complètement étrangère.

Nous partons maintenant pour les États-Unis, destination qui promet d’être radicalement différente !

Dans l’intervalle nous repassons par Paris où la température annoncée est de -12 degrés, soit près de 50 degrés de moins qu’au Cambodge : nous sommes ravis ! 😋

6 réponses sur “Cambodge : Jungle speed.. ou pas”

  1. Génial ! Ça fait plaisir de voir vos têtes à tous !! Et merci pour ce partage ! Bonne continuation et continuez de partager. . 🙂 bises !!

  2. Ohhhheyyy ! Et bien quel beau et bon début d’aventure !
    Enfiler vos chaussettes et vos pulls, ça pique ici ! Des bisouuus

  3. Bonsoir, en France il est 0H14 le 2 mars et nos aventuriers sont déjà sur l’autoroute à Baltimore. Bon vent chez l’oncle Sam.
    Bisous

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