Bolivie : Salar d’Uyuni et Sud Lípez

Après un mois passé à découvrir le Pérou, nous sommes entrés en Bolivie en longeant le lac Titicaca. Nous avons rapidement rejoint la Paz, que nous avons fait l’erreur de traverser en pick up… une heure et demi d’attente derrière les collectivos qui ne démarrent que lorsqu’ils sont au complet, et tout cela au milieu du marché bien sûr ! L’inclinaison de cette ville est incroyable puisqu’il y a plus de 1000 mètres de dénivelé entre le haut et le bas de La Paz.

Puis, direction le Salar d’Uyuni, qui était un peu le Saint Graal du voyage pour Philippe. En chemin, nous avons roulé dans l’Altiplano, à plus de 4000 mètres d’altitude. Les décors étaient encore une fois impressionnants et les kilomètres défilaient sans que l’on ne s’en rende vraiment compte (encore surtout pour moi qui ne conduit pas 😁).

Avant le Salar, nous avons fait un petit passage par le cimetière des trains situé à la sortie de la ville d’Uyuni. L’ambiance y est assez étrange mais c’est plutôt marrant de se balader au milieu des carcasses de trains.

Nous sommes entrés sur le Salar d’Uyuni en fin d’après midi, le temps de faire quelques kilomètres sur ce lac salé de plus de 10 000 km carrés et nous nous sommes arrêtés pour admirer le coucher de soleil en buvant l’apéro. La sensation était un peu magique. Nous avons bivouaqué sur place, pour le coup, rien de compliqué pour trouver un spot : tout est plat et vu qu’il n’y a pas vraiment de piste, il suffit de s’arrêter sur le chemin !

Bon, par contre, on ne vous épargne pas les photos « ultra clichés » qu’ont fait et que feront tous ceux (ou presque) qui vont à Uyuni, magie de l’absence de repères, on a plus de vision des perspectives !

Ce qui était vraiment bien, c’est que ce Salar est immense et que ce n’est pas la haute saison des tours (même s’il y en a des dizaines), ce qui fait que le lendemain, nous avons pu rouler peinards, en ayant presque l’impression d’être seuls au monde.

Nous sommes sortis par le sud du Salar d’Uyuni après avoir manqué de s’embourber dans le sel et on a entamé la route vers le sud Lípez. A partir de là, plus de route asphaltée, seulement de la piste jusqu’à la sortie du pays, quelques 300 kilomètres plus au sud.

Alors les pistes de Bolivie, enfin dans cette région en tout cas, ne sont pas compliquées en soi, pas de passage vraiment technique. Par contre, elles sont ultra poussiéreuses et il y a de la tôle ondulée presque tout le long. La tôle ondulée, ça donne l’impression d’être en permanence dans une machine à laver et ce n’est bon ni pour le véhicule ni pour les nerfs des passagers ! Notre vitesse moyenne était de 20/25 km/h pour ne pas avoir la sensation que tout allait s’arracher.. A la sortie, les tireforts qui relient la cellule à la benne du pick-up étaient soit complément dévissés soit carrément décrochés. Preuve en est s’il en fallait une de plus, que les pistes, ça secoue !! On aura quand même eu quelques passages en sable profond pour bien s’amuser.

La qualité de la route mise à part, nous avons tout simplement adoré le sud Lípez ! Ses paysages sont parmi les plus beaux que nous ayons traversés depuis le début de voyage. Les courbes des montagnes semblent parfaites et les couleurs sont incroyables : on dirait presque qu’il s’agit d’un tableau tellement il y a de nuances ! Les lagunes ont également des tons magnifiques, presque irréels.

Nous avons choisi de ne traverser qu’une partie de la Bolivie, laissant de côté pour un prochain voyage (?) des villes comme Sucre et Potosí ou encore la région de Santa Cruz, parce qu’Uyuni et le sud Lípez sont des endroits que vous voulions absolument faire avec notre propre véhicule pour aller à notre rythme.

Nous allons maintenant au Chili avec comme première destination le désert d’Atacama !

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